Partie du Mexique, la grippe A s'est progressivement répandue dans le reste du monde. Au départ, l'on a suspecté le porc d'être l'origine de ce nouveau variant, mais aujourd'hui clairement la cause porcine est de moins en moins justifiée, car le virus se transmet désormais d'homme à homme. L'OMS a relevé son dispositif d'alerte, mais n'a pas recommandé de fermeture de frontières ni aucune restriction de mouvement des personnes, des biens et des services. Mais le virus devrait muter et pourrait se combiner avec une souche plus virulente, ouvrant la voie à des scénarios plus pessimistes, craint l'OMS. On s'imagine alors le cas de la RDC où le secteur de santé traverse une crise profonde à l'instar des autres secteurs de la vie nationale. Aujourd'hui, cette situation s'est particulièrement détériorée, les 3/4 de la population n'ont pas accès à des soins de qualité et les hôpitaux ne reçoivent aucun appui structurel. On observe une ré-émergence des maladies jadis contrôlées comme la tripanosomyase, la lèpre, la peste, l'onchocercose. Des maladies émergentes comme les fièvres hémorragiques à virus Ebola, le Monkey pox font l'objet de flambées épidémiques locales, auxquelles s'ajoutent le Choléra, la dysenterie bacillaire, la rougeole, la méningite et le paludisme. Face à cette situation, nous proposons la création d'une cellule permanente dotée de la double mission de veille et d'alerte , en vue de rassembler et d'analyser les informations sur les risques sanitaires, leurs causes, leurs évolutions et en même temps informer les pouvoirs publics en cas de danger pour la santé de la population, afin de prendre des mesures nécessaires pour prévenir ou atténuer l'impact de cette menace.